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View Full Version : Litterature


ajaccien
6th February 2007, 17:01
Meme si apres la lecture des premieres lignes de ce message vous pouvez avoir impression, que le nom de ce sujet est un peu trompeux, je m'excuse. Il est vrai que je veuille m'y renseigner, je veux vous demander d'aide, mais peut etre que ce sujet pourra servir en avenir comme un sujet consacré a des echanges des opinions sur le livres. En tout cas, je vous prie, si vous disposez des informations sur ce sujet, de les y mettre. Je vous serai reconnaisant pour chaque indication, car le sujet est pout moi assez mysterieux.

Il faut que j'interprete "Le debat du coeur et du corps" de Francois Villon. Je ne dispose pas d'une version en francais moderne, et celle en ancien francais est pour moi assez mysterieuse. Généralement je comprends, mais, a vrai dire, je ne suis pas en marge de deviner les intentions du poete. Connaisez-vous ce texte ? Pouvez-vous me donner quelques indications en ce qui concerne l'interpretation. Merci.

dana0_7
6th February 2007, 22:14
Le débat du cœur et du corps de Villon

Qu'est ce que j'oi ? - Ce suis-je ! - Qui ? - Ton coeur
Qui ne tient mais qu'à un petit filet :
Force n'ai plus, substance ne liqueur,
Quand je te vois retrait ainsi seulet
Com pauvre chien tapi en reculet.
- Pour quoi est-ce ? - Pour ta folle plaisance.
- Que t'en chaut-il ? - J'en ai la déplaisance.
- Laisse-m'en paix. - Pour quoi ? - J'y penserai.
- Quand sera-ce ? - Quand serai hors d'enfance.
- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.

- Que penses-tu ? - Etre homme de valeur.
- Tu as trente ans - C'est l'âge d'un mulet
- Est-ce enfance ? - Nenni. - C'est donc foleur
Qui te saisit ? - Par où ? Par le collet ?
- Rien ne connois. - Si fais. - Quoi ? - Mouche en lait ;
L'un est blanc, l'autre est noir, c'est la distance.
- Est-ce donc tout ? - Que veux-tu que je tance ?
Se n'est assez, je recommencerai.
- Tu es perdu ! - J'y mettrai résistance.
- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.

- J'en ai le deuil ; toi, le mal et douleur.
Se fusse un pauvre idiot et folet,
Encore eusses de t'excuser couleur :
Si n'as-tu soin, tout t'est un, bel ou laid.
Ou la tête as plus dure qu'un jalet,
Ou mieux te plaît qu'honneur cette méchance !
Que répondras à cette conséquence ?
- J'en serai hors quand je trépasserai.
- Dieu, quel confort ! Quelle sage éloquence !
- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.

- Dont vient ce mal ? - Il vient de mon malheur.
Quand Saturne me fit mon fardelet,
Ces maux y mit, je le croi. - C'est foleur :
Son seigneur es, et te tiens son varlet.
Vois que Salmon écrit en son rolet ;
" Homme sage, ce dit-il, a puissance
Sur planètes et sur leur influence. "
- Je n'en crois rien : tel qu'ils m'ont fait serai.
- Que dis-tu ? - Da ! certes, c'est ma créance.
- Plus ne t'en dis. - Et je m'en passerai.

- Veux-tu vivre ? - Dieu m'en doint la puissance !
- Il le faut... - Quoi ? - Remords de conscience,
Lire sans fin. - En quoi ? - Lire en science,
Laisser les fous ! - Bien j'y aviserai.
- Or le retiens ! - J'en ai bien souvenance.
- N'attends pas tant que tourne à déplaisance.
Plus ne t'en dis - Et je m'en passerai.

carlillosfaz
20th June 2007, 17:46
Merci pour la publiér, c'est texte est trés bon.

plasma
29th June 2007, 01:22
ce texte est déjà difficile à comprendre pour un français, si en plus il faut travailler dessus dans une autre langue :p
/this text is already hard to understand for a french, so if you must work on it in another language:p

utahouck
1st July 2007, 23:45
Ce texte est superbe.

Quand j'étais au lycée, j'ai présenté celui-ci au baccalauréat, qui est sur une thématique assez proche : les désordres physiques que l'amour créée.

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Je vis, je meurs de Louise Labé
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Je vis, je meurs: je me brûle et me noie,
J'ai chaud extrême en endurant froidure;
La vie m'est et trop molle et trop dure,
J'ai grands ennuis entremélés de joie.

Tout en un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure,
Mon bien s'en va, et à jamais il dure,
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être en haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

(English translation)
I live, I die: I drown and I burn,
I endure at once extreme heat and cold;
Life is at once too soft and too hard,
I feel boredom mingled with joys.

At the same time, I laugh and I cry,
And I endure many torments of pleasures,
My fortune fades away, and lasts forever,
At the same time, I wither and I bloom.

Thus I suffer inconstancies if love
And when I believe I will suffer more,
Without knowing, I find myself at peace.

Then, when I feel my joy is certain,
And I am on top of what I could wish right now,
Love throws me back into my former grief.